Jeudi 23 Août
A toi qui me manques tellement, j'aimerais te parler de mon coeur et du tien en te laissant un bout du mien.
Je veux que tu saches à quel point tu me manques, à quel point je regrette les raison pour lesquelles je suis ici. Je veux que tu saches que je ne suis pas fière, pas heureuse de ces six derniers mois.
C'est à toi que je le dis, car c'est note complicité que je regrette. C'est ton regard tendre que j'aimais. C'est tes mots pleins d'amour qui me laissaient vivre. En faisant tout ça je t'ai forcée à me laisser mourir, à mettre fin à notre vie.
Parce que c'est vrai que pour lui j'ai tout fait. J'ai trop fait. Et si on peut appeler cela de l'amour, je suis déçue par mes sentiments. Trop profonds pour y voir clair, trop nouveau tout ça, trop intense, trop amoureuse, j'ai tout quitté. Et aujourd'hui, il fait sombre. Je suis déçue de ma lacheté, je regrette, jamais je n'ai eu conscience que je détruisais tout. Je pensais commencer une nouvelle vie, j'en ai seulement perdu une.
Tu me manques, tu as été et tu es encore aujourd'hui la personne que j'aime plus que tout. Je t'ai fait peur, pour seule récompense tu m'as envoyée chez lui, puis ensuite ici. C'est ce 16 février que ma vie a changé, que ma vie s'est arretée.
Et j'ai eu peur tu sais. Je n'ai jamais eu si peur avant tout ça. En faire toujours plus, c'était la condition pour ne plus toucher terre, ne jamais prendre conscience. Je n'ai jamais été aussi malheureuse qu'au moment où mes pieds ont touchée ce sol douloureux. Et j'apprends. J'apprends qui j'ai été durant tout ce temps. Et tu me manques tellement.
Maman.. Comment répare-t-on ?