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Jeudi 23 Août


A toi qui me manques tellement, j'aimerais te parler de mon coeur et du tien en te laissant un bout du mien.
Je veux que tu saches à quel point tu me manques, à quel point je regrette les raison pour lesquelles je suis ici. Je veux que tu saches que je ne suis pas fière, pas heureuse de ces six derniers mois.
C'est à toi que je le dis, car c'est note complicité que je regrette. C'est ton regard tendre que j'aimais. C'est tes mots pleins d'amour qui me laissaient vivre. En faisant tout ça je t'ai forcée à me laisser mourir, à mettre fin à notre vie.
Parce que c'est vrai que pour lui j'ai tout fait. J'ai trop fait. Et si on peut appeler cela de l'amour, je suis déçue par mes sentiments. Trop profonds pour y voir clair, trop nouveau tout ça, trop intense, trop amoureuse, j'ai tout quitté. Et aujourd'hui, il fait sombre. Je suis déçue de ma lacheté, je regrette, jamais je n'ai eu conscience que je détruisais tout. Je pensais commencer une nouvelle vie, j'en ai seulement perdu une.
Tu me manques, tu as été et tu es encore aujourd'hui la personne que j'aime plus que tout. Je t'ai fait peur, pour seule récompense tu m'as envoyée chez lui, puis ensuite ici. C'est ce 16 février que ma vie a changé, que ma vie s'est arretée.
Et j'ai eu peur tu sais. Je n'ai jamais eu si peur avant tout ça. En faire toujours plus, c'était la condition pour ne plus toucher terre, ne jamais prendre conscience. Je n'ai jamais été aussi malheureuse qu'au moment où mes pieds ont touchée ce sol douloureux. Et j'apprends. J'apprends qui j'ai été durant tout ce temps. Et tu me manques tellement.
Maman.. Comment répare-t-on ?


# Enviado el viernes 09 de noviembre de 2007 16:45

Modificado el viernes 09 de noviembre de 2007 17:07

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29 août 2007


Tu sais Maman, Je n'y arrive plus. Après tour ce qui s'est passé, je pensais pouvoir me rattraper, pourvoir sortir la tête de l'eau. Tu sais, il n'y a pas que vous que ça a frustré cette histoire. j'aimerais te rappeler que c'est moi qui l'ai vécu tout ça. J'ai tout perdu il y a six mois. La souffrance, vous n'en avez pas le monopole. Je suis à l'origine de votre malaise récurent, mais n'oublies pas le mien. Quand j'ai essayé d'arranger, vos regards déçus n'ont pas évolués. Aujourd'hui, je travaille pour vous prouver que je change. Mais pour vous rien n'a changé. Je pourrais me droguer, faire des conneries, il en serait toujours pareil. Alors à quoi bon ?
Quand le ciel te tombera sur la tête, Maman, j'essayerais de le soulever, pas de l'enfoncer davantage. Toi, c'est ton boulot, tu aides sans arrêt des ados à se sortir de leurs emmerdes. Et ta fille ? Elle se démerde ? Pourquoi fais tu exactement l'inverse ? Pourquoi tu m'enfonce moi ?
Si tu savais à quel point j'ai l'impression que tu ne me suis plus. En perdant ta confiance, j'ai tout perdu.
C'est fatiguant, c'est maladif, c'est tellement dur de vivre en ayant l'impression de tout faire à côté, de patauger dans le beurre. Cela fait déjà six mois que j'essaye, déjà six mois que toutes les portes se claquent sous mon nez. Et ma liberté ? Pourquoi suis-je toujours séquestrée ? Pourquoi ces envies de mourir, de partir, de dégager aussi vite que je suis arrivée?
Et toi, la science infuse, t'es pas moins humaine que moi, t'es conne et tu ne comprends rien !
Ne sortons pas Papa de tout ça. Cet enfoiré te manipule, comme il l'a toujours fait. Maman, t'as eu deux enfant avec ce connard qui s'est barré dans remord. Aujourd'hui dès qu'il l'ouvre tu dis "Amen". Mais merde, Maman, ta dignité ! C'est pas mon père parce qu'il s'est occupé de moi, c'est une simple histoire de génétique. Je suis simplement la plus grosse erreur de ta vie. Si seulement t'avais vu au lieu d'être dans ton compte de fées. Il a gacher ta vie, ne le laisse pas gacher la mienne. J'ai commencer à le tuer, j'aurais du finir, ce fils de pute serait parti ! De toute façon pour lui, c'est bientôt fini. Je l'achèverais et j'y mettrais tout mon coeur.
Je te l'assure Maman, il me fait peur.


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# Enviado el viernes 09 de noviembre de 2007 17:33

Music

Lundi 17 septembre 2007


Ce soir j'ai appris. Ce soir j'ai vécu la présence écoeurante de cette faiblesse. Pour la première fois, je doute. Je doute de mes envies, de cette folie, cette connerie pourrait-on dire. Pourquoi ? Voilà la question ce soir. Une question si conne, si simple, je ne me l'était jamais posée. Alors pourquoi ? Pourquoi risquer sa vie ? Pour oublier ? Pour me venger ? Et puis quoi ? Toute ma vie je me vengerais des autres en me faisait du mal ?
La douleur, il faut le savoir, aussi profonde et intense soit-elle, on ne la guérit pas en en créant des toujours plus fortes.
Parce que ce soir je crois que j'ai compris. Une personne bien, n'est pas quelqu'un qui t'aide à oublier. C'est quelqu'un qui ai là près de toi, qui te souffle à l'oreille, discretement, que tu tombe. C'est quelqu'un qui t'aide à te rappeler, et puis à assumer.
Une prise de conscience tardive, Ca fait mal, ça renvoie à toutes ces bétises auxquelles on a pu croire. Mais ça reste une prise de conscience.
Et peut-être que je m'embale. Que je suis toujours à côté de mes pompes, mais peu importe ! Même si son message n'était pas celui-ci, ce que je ressens, ce que je comprends, me rempli d'un bonheur fou. ET bien oui, on trouvera mes pensées excessives, ridicules (non!!!) même.
Je m'en fiche car moi ce soir j'ai rencontré l'intelligence !

Combien sont ceux qui se rendent compte d'une rencontre bénéfique ?
Si peu soient-ils, je suis parmis eux.

Ce soir j'ai envi d'être à la hauteur. Mais demain ? Et le reste du temps ? Aurais-je toujours l'âme intelligente ? Le coeur vaillant... {...}
{...} La salope ! Quand nous sommes prêt à nous battre contre nous mêmes, on aperçoit cette vraie force. Ce soir j'aperçois. Demain j'aurais peut-être une fois de plus le regard troublé.
J'attends. Demain j'y verrais peut-être plus clair ? ...

Merci.



# Enviado el viernes 09 de noviembre de 2007 18:12

Music

Date inconnue


En train de crever devant ma feuille, j'aimerais savoir ce qu'il y aura après. Savoir où je vais. Que quelqu'un comprenne ce qu'il y a dans ma tête, toi par exemple. Ou peut-être pas. Et t'es qui toi pour me rendre si conne, si naïve. Je voudrais juste que quelqu'un comprenne à quel point je l'aime. Cet enfoiré. A quel point je regrette d'y avoir cru.
J'aimerais tomber amoureurse, vivre un truc fort, ne plus penser. Effacer tout ce qui s'est passé. Redécouvrir mon premier amour. Lui dire au revoir, me prouver qu'il ne m'a pas rendu faible. Lui cracher à la gueule toute la haine que je lui porte, laver tout cet amour qui ne me lache plus. Après en avoir perdu une, ma vie recommencerait et elle serait tellement belle.
Je voudrais me réveiller, me débarasser, y penser, et en rire...
Ce rêve à la con, ce 16 février de merde. Et puis ce Dieu qui m'envahi...


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# Enviado el viernes 09 de noviembre de 2007 18:24

Music

- Suite du Jeudi 23 août 2007 -


Mercredi 10 octobre 2007


Et c'est toujours pareil. Ca n'avance pas.
Maman, ça n'avance plus. Je regrette, et je regrette toujours plus. Parce que aujourd'hui je sais. Qui était ce mec. Je sais que j'étais seule dans ma passion, c'était lui, ce grand trou noir. Maman, j'ai pas perdu ma vie, il me l'a volée. Vendredi j'y suis retournée, avec Sophie, j'ai visité mon passé, j'ai revu mon amour, j'ai revu toutes ces douleures.
Comme un face à face avec ma honte. Et c'était magnifique. c'était la rupture. Je m'y suis vue. Faire la manche devant les Folie's, courrir pieds nus avec ta carte bleue, lui dire que je l'aime et en pleurer, j'ai réentendu ta voix au téléphone, je me voyais dans mon trou, attendre un appel de Papa. Mes réveils nostalgiques, en pensant à toi, en te sentant tout près. J'ai eu tellement peur.
Mais j'ai revu tout ça, et j'y retourne vendredi.

Je t'aime M.

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# Enviado el viernes 09 de noviembre de 2007 18:35